Voici un petit résumé pour bien apprendre (sans l’oiseau vert) :
Prérequis épigénétiques | neuroscientifiques :
1) bien manger
2) bien dormir
3) faire du sport
4) entraîner son cerveau
5) avoir de bonnes relations avec ses amis et sa famille
(Ces prérequis sont là pour booster le cerveau et aider à se sentir mieux ; il s’agit d’une synergie tout à fait bénéfique et méliorative : mens sana in corpore sano)
Mais avant tout : lâchez prise, respirez profondément, cela permettra de réduire la pression, le stress et donc au cerveau de mieux s’oxygéner. Tout ce que vous allez apprendre ici demande de lâcher prise et de désapprendre tous les dogmes et autres mauvaises pratiques que vous avez acquis à l’école pour tout réapprendre d’une manière bénéfique, efficace, moderne et holistique. Ne pensez pas que vous êtes trop jeune, trop vieux, trop bête ou n’avez pas assez de temps ni de connaissances ; tout cela ne sont que des croyances limitantes qui vont vous freiner dans votre apprentissage. Tout le monde peut apprendre à n’importe quel âge : tout dépend de la méthode employée chaque jour. Faites confiance à votre cerveau, il est bien plus puissant que vous ne le pensez !
Programme d’apprentissage
15 minutes (bon résultats) à 1h (excellents résultats) par jour tous les jours (mais possibilité de repos le week-end pendant deux jours pour laisser les neurones se (re)consolider et le cerveau se restructurer)
1) Utiliser par exemple le site Lingua.com (ou me demander les ressources pour les langues de votre choix)
2) Choisir un texte sur ce site dans la langue cible
3) Analyser peu à peu tous les mots, phrases et la grammaire en s’assurant que l’on comprend avec (par exemple) le dictionnaire Wiktionary
3 bis) (Fortement recommandé pour un fort réseau de neurones) dans le cas d’une paire de langues, utiliser le site Deepl pour traduire d’une langue à l’autre la phrase cible (par exemple : japonais-coréen, français-espagnol, chinois-turc)
4) Noter chaque mot nouveau sur du papier puis dans un carnet ou dans une base de données (Anki) (écrire le mot à la main donne deux fois plus de chance au cerveau de le retenir)
5) La nuit, le cerveau analyse l’information accumulée la journée donc il comprendra de lui-même beaucoup de la logique de la langue au fur et à mesure de l’apprentissage (donc ne pas trop se concentrer sur la grammaire)
6) Écouter de la musique en langue cible en lisant, en travaillant, en cuisinant ou en faisant le ménage (musique et langue sont une combinaison de choc qui permet de bien entraîner l’oreille interne. Les musiciens sont souvent la preuve que musique et langue sont étroitement liées dans le cerveau humain)
7) Pratiquer l’oral quand c’est possible (via des applications comme Tandem ou HelloTalk par exemple) (une ou deux fois par semaine est un bon rythme)
8) S’amuser en langue cible (musique, podcast, vidéo, livre, graphic novel, compte Instagram/Tiktok, film, drama, animé dans la langue cible, etc)
9) Festina lente
(Cette première partie permet d’apprendre trois fois plus vite qu’avec une méthode classique)
Une fois sur place (dans le pays dont on apprend la langue) :
1) Écouter et observer : comment les gens parlent dans la rue, comment ils commandent au restaurant ou au café, comment ils achètent un billet de train, comment ils saluent, comment ils parlent du beau temps et des ragots du voisinage, etc (les oreilles et yeux doivent tout scanner et enregistrer)
2) Être curieux : chercher dans un bon dictionnaire (Dictbox, Imiwa, Wiktionary, etc) les mots partout autour de soi (panneaux, publicité, menu, ticket de caisse, métro, etc) ou bien les demander aux gens locaux
3) Anticiper ses besoins : lorsque l’on est sur place il y a toujours des mots ou phrases que l’on ne connaît pas dans une conversation mais que l’on aimerait dire sur le moment. Demander aux natifs sur place, à ses amis, ou à Deepl comment dire ces choses que l’on ne sait (pas encore) dire, puis les noter (pour les réviser et mieux comprendre par après)
4) Écrire ses pensées en langue cible : de manière de plus en plus complexe (en demandant aux gens, à ses amis ou bien à Deepl) : qu’a-t-on pensé de l’atmosphère de la ville/du village, du musée local, du goût de la nourriture locale, des transports en commun, de la météo, etc. Écrire tout en langue cible ou bien depuis sa langue maternelle et traduire ! (On peut aussi tenir un journal intime ou mini-journal de voyage)
5) Un livre vaut mieux qu’un téléphone : au café, restaurant, parc, etc, se plonger dans un livre plutôt que dans les réseaux sociaux. Plus on lit, mieux on comprend la langue locale et peut s’exprimer comme les natifs
6) Plus on parle, mieux c’est : ne pas se contenter de quelques mots et phrases, une fois dans les restaurants, cafés, magasins, librairies, cinémas, faire des commentaires spontanés sur le pays, la langue, la nourriture, la météo, les produits locaux, etc. Quelques phrases suffisent souvent à engager une conversation (parfois avec tout un magasin) car les natifs sont très curieux d’un étranger qui parle leur langue !
7) La ruse ultime de l’anglais : si au début on a peur de parler, on hésite, on se trompe ou est lent à former des phrases, de nombreux natifs vont le sentir sur-le-champ et se mettre à parler en anglais. Il suffit alors de prétendre qu’on ne parle pas anglais avec un air gêné ; dites donc en langue locale : « Désolé, je ne parle pas anglais ! ». Comprendre la moitié et faire de son mieux en langue locale (en tout cas au début) vaut bien mieux que de se mettre dans une zone de confort d’anglais. De cette manière la langue locale deviendra bien vite notre zone de confort et on gagnera de plus en plus en confiance en celle-ci au fil des jours : on entrera peu à peu dans un cercle vertueux
8) Bien choisir son livre : il est si important de lire pour apprendre une langue mais encore faut-il bien choisir son livre pour ne pas se heurter à un mur de difficulté. Il existe de nombreuses éditions bilingues et faciles (LingoMastery, Tuttle Publishers, Ophrys, Penguin reader), mais le meilleur quand il s’agit d’un livre unilingue est sûrement de commencer par un recueil de nouvelles (histoires courtes) contemporaines, des graphic novels ou mangas puis d’augmenter la difficulté petit à petit (si on le souhaite). Commencer d’emblée par un roman (surtout classique) est très difficile, demande beaucoup de vocabulaire et peut dégoûter de la lecture. (Utiliser Google Lens et Deepl pour s’aider dans les moments difficiles où l’on ne comprend vraiment pas la page que l’on lit)
9) Où que l’on soit, demander (poliment) la nationalité des gens et les langues qu’ils parlent : qui sait, on peut avoir des surprises et des points communs !
(Cette deuxième partie double encore la vitesse d’apprentissage, ce qui rend la méthode au total six fois plus rapide qu’une méthode classique !)
À vous de jouer ! Festina lente 🐇🐢